Le Premier ministre Tarique Rahman appelle à une action mondiale plus rapide alors que la montée des niveaux de la mer menace 10 millions de Bângladeshais d’ici 2050.
À la réunion d’élite du Haut-Commissariat des Nations Unies sur l’élévation du niveau de la mer, le Premier ministre Tarique Rahman a proposé quatre actions urgentes, notamment des coupes plus profondes des émissions, une finance climatique prévisible, un accès à la technologie, et des voies dignes pour les communautés déplacées par le climat.
🌊 Les Quatre Actions Urgentes Proposées
🌊 *« Les pays vulnérables comme le Bangladesh ne peuvent pas affronter seuls les conséquences graves de la montée des eaux. Un soutien et une assistance globaux sont nécessaires pour intensifier nos efforts. Nous appelons donc à quatre actions urgentes »,* a déclaré Tarique Rahman.- 🌍 Des coupes plus rapides, plus profondes et plus équitables dans les émissions mondiales — pour maintenir le objectif de +1,5°C accessible.
- 💰 Finance climatique prévisible et accessible — pour les pays vulnérables.
- 🌊 Accès accru aux technologies intelligentes pour le climat, aux données et aux systèmes d’alerte précoce — pour les nations côtières vulnérables.
- 🤝 Coopération internationale renforcée — pour faire face au déplacement induit par le climat, à la perte et aux dommages, et garantir des voies dignes pour les communautés déplacées par la montée des eaux.
🌊 La Menace de 10 Millions de Personnes
Selon une estimation de la Banque mondiale, une hausse de 25 centimètres du niveau de la mer d’ici 2050 pourrait entraîner la perte de logements, de moyens de subsistance et de dignité humaine pour environ 10 millions de Bangladais. Les conséquences sont immenses :
- 🌊 4 pour cent du territoire de Bangladèche pourrait être submergé — équivalent à environ 5 800 kilomètres carrés.
- 🌊 10 millions de personnes seraient directement touchées — soit environ 6 pour cent de la population de Bangladèche.
- 🌊 Les districts côtiers, y compris Khulna, Bagerhat, Satkhira, Patuakhali, Barguna, Bhola, Noakhali, Cox’s Bazar et Chittagong, subiraient les conséquences les plus graves.
- 🌊 Les Sundarbans — la plus grande forêt de mangroves du monde — seraient menacées d’extinction.
- 🌊 Les terres agricoles dans les zones côtières seraient perdues en raison de l’intrusion de la salinité.
🌍 Les efforts existants d’adaptation au climat de Bangladèche
Le Premier ministre a déclaré que Bangladèche, un delta actif où des centaines de rivières se jettent dans la mer, a un avenir étroitement lié à ses côtes et prend déjà des mesures pour atténuer les impacts de la montée des eaux malgré ses ressources limitées. Bangladèche dispose de :
- 🚨 Systèmes d’alerte précoce — y compris des réseaux d’alerte cyclonique qui ont sauvé des centaines de milliers de vies.
- 🚨 Renforcement de la préparation aux cyclones — grâce au Programme de Préparation aux Cyclones (CPP) et à plus de 14 000 refuges cycloniques.
- 🚨 Investissements dans la protection côtière — notamment le Projet d’Amélioration des Digues Côtières (CEIP).
🌍 Les plans ambitieux de résilience climatique de Bangladèche
Tarique Rahman a indiqué que Bangladèche prend également des mesures ambitieuses pour renforcer la résilience climatique, notamment :
- 🏞️ Prévoyant l’excavation de près de 20 000 kilomètres de rivières et canaux sur les cinq prochaines années — pour améliorer l’assainissement et réduire les inondations par excès d’eau.
- 🏞️ Développer le projet de barrage du Padma — afin de conserver et stocker l’eau.
- 🏞️ Moderniser le barrage de Teesta dans le cadre d’un plan directeur.
- 🌳 Prévoir la plantation de 250 millions d’arbres sur les cinq prochaines années — un programme majeur de reforestation.
🌱 Objectifs de Croissance Verte et d’Énergies Renouvelables
Simultanément, le Premier ministre a indiqué que le Bangladesh poursuit une croissance verte avec des objectifs ambitieux :
- 🌍 Viser au moins 20 % d’électricité issue de sources renouvelables d’ici 2030 — avec une priorité donnée à l’énergie solaire.
- 🌱 Promouvoir les industries vertes — y compris les usines de prêt-à-porter certifiées LEED, dont le Bangladesh détient le plus grand nombre au niveau mondial.
- 🚆 Transports écologiques — incluant l’expansion des métros et l’adoption de véhicules électriques.
- 💼 Développer un marché national du carbone — afin de monétiser les réductions d’émissions.
- 🌿 Renforcer la protection des forêts, des zones humides et des écosystèmes côtiers vulnérables.
🌊 L’Adaptation Seule Ne Suffit Pas
Tarique Rahman a déclaré que les mesures d’adaptation seules ne suffiront pas pour faire face aux effets de la montée des eaux — un message clair adressé aux grandes nations émetteuses de gaz à effet de serre dont la pollution aggrave la crise climatique.
« L’océan réagit à chaque tonne de carbone que le monde émet, » a-t-il souligné, insistant sur la nécessité de repenser les modes de consommation et de réduire les émissions de carbone.
🌊 *« La mer monte rapidement. Notre ambition doit monter encore plus vite. Nous devons agir maintenant pour protéger notre avenir et celui des générations futures, » a déclaré le Premier ministre.
Il a exprimé l’espoir que les pays collaboreraient pour transformer les engagements déclarés en actions concrètes et garantir que aucune nation ne soit laissée sans protection face à la montée des eaux.
🌊 *« Que notre détermination monte avec la mer, et que nos actions montent encore plus vite, » a déclaré Tarique Rahman dans ses derniers mots.
🏛️ Contexte de la Réunion à Niveau Élevé
La réunion à haut niveau s’est tenue lors des côtés de la 81ᵉ session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, avec la participation de :
- 👔 Chefs de gouvernement et d’État des pays vulnérables au climat.
- 🌍 Représentants d’organisations internationales pertinentes — y compris la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), la Banque mondiale, le Fonds vert pour le climat (GCF), et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
- 🌍 Membres du Forum des pays vulnérables au climat (CVF) — dont le Bangladesh est un membre dirigeant.
💼 Pourquoi Cela S’Implique pour le Commerce et l’Économie du Bangladesh
Pour l’économie d’exportation du Bangladesh, la menace du changement climatique n’est pas abstraite — c’est un risque économique direct :
- 🌊 Les usines de textile en coton (RMG) sont concentrées dans les zones côtières et basses, y compris Chattogram, Ashulia, Narayanganj et Gazipur.
- 🌊 Le port de Chattogram – gérant plus de 90 % du commerce conteneurisé du Bangladesh – se trouve dans une ville côtière directement exposée à la montée du niveau de la mer.
- 🌊 Le port de Mongla – le deuxième port du Bangladesh – est encore plus exposé, situé à l’intérieur de l’écosystème des Sundarbans.
- 🌊 L’agriculture côtière – notamment l’élevage de crevettes, la culture du riz et la production de sel – fait face aux menaces d’intrusion de salinité.
- 🌊 Les zones industrielles à Chattogram, Mongla et autres zones côtières sont exposées aux risques d’inondations.
La menace de 10 millions de personnes a des implications directes pour la main-d’œuvre du Bangladesh – avec des millions de travailleurs dans les zones côtières pouvant nécessiter un relogement vers des zones industrielles intérieures, ce qui exerce une pression sur les infrastructures, le logement et l’emploi.
🌍 Finance climatique : Le Pièce Manquant Crucial
L’appel du Premier ministre pour une finance climatique prévisible et accessible reflète une longue réclamation des pays vulnérables au climat. Le engagement du monde développé pour fournir 10 milliards de dollars par an en finance climatique – initialement annoncé lors de la Conférence de Copenhague en 2009 – a été systématiquement sous-livré.
Pour le Bangladesh en particulier, le besoin en finance climatique est important :
- 🌊 Plan Delta du Bangladesh pour 2100 – coût estimé d'environ 1 milliard de dollars américains sur 25 ans.
- 🌊 Plan National d'Adaptation (PNA) – coût estimé d'environ 2 milliards de dollars américains jusqu'en 2050.
- 🌊 Améliorations des digues côtières – coût estimé entre 3 et 7 milliards de dollars américains.
- 🌊 Extension des abris contre les cyclones – coût estimé entre 4 et 2 milliards de dollars américains.
L'appel du Premier ministre à une finance climatique prévisible et accessible n'est donc pas seulement une demande rhétorique – il reflète les besoins financiers concrets du Bangladesh pour l'adaptation au climat.
🌍 Signification Diplomatique Élargie
La prise de parole du Premier ministre est également diplomatiquement significative pour le Bangladesh. En positionnant le Bangladesh comme une voix avant-gardiste pour les pays vulnérables au climat, le pays renforce sa demande pour :
- 🏛️ Rôles de leadership dans les organismes internationaux sur le climat — y compris la présidence du CVF (Climate Vulnerable Forum).
- 🏛️ Accès préférentiel aux financements climatiques — provenant du Fonds Vert pour le Climat, du Fonds d'Adaptation et des donateurs bilatéraux.
- 🏛️ Privilèges commerciaux — notamment avec l’UE, qui lie de plus en plus ses accords commerciaux à la performance climatique.
- 🏛️ Coopération bilatérale — avec les États-Unis, le Royaume-Uni, l’UE, le Japon et d’autres économies développées sur la transferte de technologies vertes.
- 🏛️ Autorité morale — en tant que pays parmi les plus touchés par le changement climatique malgré sa faible contribution aux émissions mondiales.
📜 Conclusion
L’intervention du Premier ministre Tarique Rahman lors de la réunion d’urgence de l’ONU sur l’augmentation du niveau de la mer marque un moment décisif dans la diplomatie climatique du Bangladesh. En combinant des données concrètes (hausse de 25 cm, perte de 4 % de terres, 10 millions de personnes concernés), des plans ambitieux à l’échelle nationale (20 000 km de canaux, 250 millions d’arbres plantés, 20 % d’énergies renouvelables d’ici 2030) et des demandes internationales claires (quatre actions urgentes), le Premier ministre a présenté une argumentation cohérente et crédible pour une action climatique mondiale accélérée.
La réponse de la communauté internationale à cet appel — en particulier sur le financement climatique — déterminera si le Bangladesh pourra faire face à la menace existentielle de l’augmentation du niveau de la mer sans subir des coûts humains et économiques catastrophiques.
Cette intervention fait partie des engagements plus larges du Premier ministre Tarique Rahman lors de sa visite à New York pour la 81ᵉ session de l’ONU GA (Assemblée Générale), où il prononcera également son discours lors de la Déclaration Générale le 24 septembre.
Cette actualité a été publiée à l'origine par The Financial Express. Pour consulter le rapport original complet, veuillez visiter : https://thefinancialexpress.com.bd/national/pm-urges-faster-global-action-as-sea-level-threatens-10m-bangladeshis
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