Construction du barrage de Padma prévue pour début 2027, coût estimé à Tk 55,000 Crore
Le ministre des Ressources en eau, Anee, inspecte le site de Satbaria alors que les travaux de première phase, d'une valeur d'environ Tk 35,000 crore, approchent de leur inauguration.
💧 Le ministre des Ressources en Eau, Shahiduddin Chowdhury Anee, a déclaré dimanche que la construction du barrage de Padma devrait être inaugurée en janvier ou février prochain — fixant ainsi un calendrier ferme pour la fin de l’année 2026 ou début 2027 pour un projet d’infrastructure en eau parmi les plus importants et longement discutés du pays. Environ sept millions de personnes dans la région sud-ouest du Bangladesh en bénéficieraient, selon le ministre, ce qui devrait apporter un développement socio-économique significatif aux communautés défavorisées et affectées dans la région. 🏗️ Lors d’une discussion après avoir inspecté le site du projet proposé sur le bord du fleuve Padma à Satbaria Kanchan Park dans l’upazila de Sujanagar à Pabna, le ministre a souligné que le gouvernement avait lancé cette initiative en seulement deux mois et demi après avoir pris ses fonctions, la qualifiant de projet historique et d’un défi majeur pour le pays — une approche qui reconnaît à la fois le potentiel transformateur et les exigences techniques, financières et de réinstallation du barrage. 💰 Le coût détaillé est désormais public : le premier phase devrait coûter environ Tk 35,000 crore, avec le début des travaux de la deuxième phase en cours de réalisation, le ministre a indiqué. Selon les estimations actuelles, un total de Tk 50,000 crore à Tk 55,000 crore serait nécessaire pour achever le projet, plaçant le barrage parmi les plus grands projets d’infrastructure de l’histoire du Bangladesh, à la même échelle que le pont de Padma.
🌊 Pourquoi le barrage est indispensable pour le sud-ouest
💧 La logique du projet repose sur l’hydrologie changeante du delta. Les prélèvements en amont et les dynamiques naturelles du système Gorai-Padma ont réduit les débits en saison sèche vers le sud-ouest, permettant à la salinité de progresser plus profondément à l’intérieur des terres par les rivières et les nappes phréatiques — dégradant les terres agricoles, menaçant les approvisionnements en eau potable et corrodant les équipements industriels de la région. Le barrage proposé permettrait de retenir les eaux douces de la mousson et d’en réguler le déversement durant les mois de faible débit, restaurant ainsi les écoulements en saison sèche pour l’irrigation, rechargeant les rivières devenues saumâtres et facilitant la navigation sur des voies qui se colmatent chaque hiver.
📊 L’impact agricole est le point central : le sud-ouest abrite certaines des terres les plus productives du pays pour le riz, le jute, les légumes et l’aquaculture, et l’intensité des récoltes dans de nombreux districts est limitée moins par la qualité des sols que par l’accès à une eau douce fiable en saison sèche. Une alimentation en eau douce régulée débloque des saisons supplémentaires de cultures, élargit les options de rotation riz-crevettes en conditions contrôlées, et stabilise la situation de l’eau potable dans les districts où la salinité a contraint les ménages à recourir à des alternatives coûteuses. Le chiffre de sept crores de bénéficiaires cité par le ministre couvre les agriculteurs, les pêcheurs, les opérateurs de transport et chaque foyer dont la facture d’eau, le prix des denrées ou le moyen de subsistance dépend de l’hydrologie fluviale.
🔺 Les défis que le ministre a reconnus
🌍 Appeler ce projet un défi majeur est une franchise à prendre au sérieux. Les barrages de cette envergure nécessitent des modélisations hydrauliques détaillées pour garantir que la régulation en amont ne prive pas les écosystèmes en aval, des conceptions de gestion des sédiments déterminant la durée de vie de la structure, l’acquisition des terres et les relocations pour les communautés le long de l’axe de construction, et — sans conteste le plus critique — un plan de financement d’au moins ₹3 qui doit équilibrer le budget national, le soutien des partenaires au développement et la participation privée lorsque cela est possible. La décision de séquencer que le ministre a soulignée — commencer la phase deux alors que la phase un se poursuit — est elle-même une reconnaissance que les travaux ne doivent pas s’étendre sur des décennies, comme les projets fluviaux bloqués ont historiquement perdu leur dynamique, leurs coûts et leur confiance.
📅 La date d’inauguration prévue pour janvier-février fixe désormais les attentes. Si la préparation du site, la mobilisation des contractants et les premiers travaux de coffrage suivent les échéances, le projet sortira des archives de planification pour entrer dans la réalité physique — et les sept crore habitants du sud-ouest commenceront à l’évaluer selon les jalons que doivent nécessairement atteindre chaque grand projet : le déplacement de la terre, le versement du béton, la régulation de l’eau, et la livraison des bénéfices dans les délais promis lors de la cérémonie d’ouverture.
🚧 Le précédent technique sur lequel repose ce projet est régional. Le barrage de Farakka en Inde — situé en amont du Gange — a démontré il y a des décennies comment une seule structure fluviale peut redessiner l’hydrologie, l’agriculture et la politique de tout ce qui se trouve en aval, une leçon que le بنغلاديش a subie lors des conflits sur le partage des eaux pendant la saison sèche dans les années 1970-1990. Le barrage de Padma est, à bien des égards, la réponse du pays à cette asymétrie : une infrastructure qui lui donne sa propre capacité à stocker, réguler et répartir l’eau douce plutôt que de subir ce que le fleuve lui offre. Selon les documents de conception, le projet intègre les enseignements tirés à la fois de l’expérience de Farakka et de l’histoire opérationnelle prolongée du système d’irrigation Gange-Kobadak, et la proximité du site avec les infrastructures existantes de G-K à Pabna n’est pas un hasard — le barrage se connecterait directement au plus grand réseau d’irrigation par pompage du pays.
📈 Le timing macroéconomique est également crucial. Le بنغلاديش traverse actuellement des comptes extérieurs tendus, les transitions post-graduation des pays les moins avancés (PMA) et les besoins de reconstruction post-inondations — pourtant, le cas pour un barrage de stockage d’eau repose sur des retours qui se cumulent sur des générations, allant de la production agricole et de la stabilité des prix alimentaires à la réduction des coûts de l’eau potable et à la préservation des équipements industriels dans les zones saumâtres. Les évaluations internationales d’infrastructures classent régulièrement la sécurité hydrique en saison sèche parmi les investissements offrant les meilleurs rendements pour les économies deltaïques. Le vrai défi pour les planificateurs sera de séquencer les flux de trésorerie de manière à ce que les dépenses initiales de la première phase génèrent des bénéfices visibles — comme l’activation des zones d’irrigation et la restauration des voies de navigation — qui maintiennent le soutien public et politique pour les demandes plus importantes de la deuxième phase.
Cette actualité a été publiée à l'origine par The Financial Express. Pour consulter le rapport original complet, veuillez visiter : https://thefinancialexpress.com.bd/national/padma-barrage-construction-to-begin-early-next-year-anee
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