Le Bangladesh se concentre sur l'exploration du gaz domestique et l'économie bleue : le ministre de l'Intérieur Salahuddin
Le Bangladesh dispose de ressources gazières domestiques non exploitées de manière significative, en particulier dans le golfe du Bengale, où les explorations ont été limitées par des défis techniques, des litiges frontaliers maritimes (résolus aujourd'hui) et un manque d'investissements. La production gazière intérieure du pays a diminué de manière constante ces dernières années — passant d'environ 2 400 mmcf/jour en 2020 à environ 1 650 mmcf/jour en 2026 — alors que la demande a atteint 3,8 milliards de pieds cubes par jour, créant un déficit structurel comblé par des importations de GNL de plus en plus coûteuses.
La nouvelle orientation du gouvernement en matière d'exploration domestique pourrait inclure les éléments suivants :
- 🔍 Exploration terrestre : Accélération des forages dans les champs existants (Titas, Bakhrabad, Habiganj) et dans de nouveaux blocs d'exploration
- 🌊 Exploration offshore : Forages en eaux profondes dans le golfe du Bengale, où le Bangladesh a réglé ses frontières maritimes avec l'Inde en 2012 et avec le Myanmar en 2014
- 🤝 Partenariats internationaux : Collaboration avec les compagnies pétrolières internationales (IOC) pour le transfert de technologie et le partage des risques
- 💰 Incitations à l'investissement : Création de conditions attractives pour les entreprises d'exploration investissant dans les blocs offshore du Bangladesh
Les experts en énergie soulignent depuis longtemps que le Bangladesh a un taux de réussite supérieur à la moyenne mondiale pour la découverte de champs gaziers par rapport aux efforts d'exploration — pourtant, le pays n'a pas mené des explorations adéquates. Même 14 ans après la résolution de ses frontières maritimes, le Bangladesh n'a toujours pas découvert de pétrole ou de gaz dans le golfe du Bengale — un écart que le gouvernement semble désormais déterminé à combler.
🌊 Économie Bleue : Au-delà du Pétrole et du Gaz
L'accent mis sur l'« économie bleue » du ministre dépasse le pétrole et le gaz pour englober l'ensemble des activités économiques associées à la mer. Pour le Bangladesh, avec sa longue côte le long du golfe du Benglale, l'économie bleue inclut :
- 🐟 Pêche et aquaculture : Pêche marine, élevage de crevettes et pêche profonde
- 🚢 Transport maritime : Développement des ports, navigation et logistique (port de Matarbari en profondeur, extension du port de Chittagong)
- 🧬 Biotechnologie marine : Produits pharmaceutiques et chimiques dérivés des organismes marins
- ☀️ Énergie renouvelable : Énergie éolienne offshore, énergie marémotrice et conversion de l'énergie thermique des océans
- 🏝️ Tourisme côtier : Développement touristique durable le long de Cox’s Bazar et des Sundarbans
- 🏔️ Exploitation des fonds marins : Exploration des ressources minérales sur la plateforme continentale
La Banque mondiale estime que le potentiel de contribution annuelle au PIB du Bangladesh dans le cadre de son économie bleue pourrait atteindre $6 à 8 milliards de takha si elle est correctement développée — une augmentation significative par rapport au niveau actuel, dominé par la pêche et le transport maritime. L'appel du ministre à « commencer dès aujourd'hui » indique une nouvelle urgence pour exploiter ce potentiel.
🌱 Développement et Diversification de l'Énergie Verte
Le ministre des Affaires intérieures a également souligné le engagement du gouvernement à élargir les sources d'énergie verte et à diversifier les sources d'énergie — un thème aligné avec la restauration le 7 août de la garantie de paiement pour les projets d'énergie renouvelable. Le Bangladesh dispose actuellement d'une capacité installée d'énergie renouvelable de 1 822 MW, visant 10 000 MW d'ici 2030 — un écart nécessitant d'importants investissements dans les technologies solaires, éoliennes et autres énergies propres.
La stratégie de diversification énergétique inclut également les plans du gouvernement pour stocker 100 000 tonnes de carburant à Matarbari et construire deux nouveaux FSRUs dans cette région — annoncés par le même ministre lors du même événement. Ces initiatives font partie d’un cadre complet de sécurité énergétique qui aborde à la fois les défis liés à l’offre (exploration domestique, infrastructures de LNG) et ceux liés à la demande (énergies renouvelables, efficacité).
🔹 Contexte stratégique : Briser la dépendance aux importations
L’annonce du ministre intervient alors que la dépendance énergétique de Bangladèche à l’importation atteint des niveaux historiques. Le pays importe désormais environ 35 à 40 % de son approvisionnement en gaz quotidien sous forme de GNL — une proportion quasi nulle il y a une décennie. Cette dépendance aux importations a créé plusieurs vulnérabilités :
- 🔴 Risque de perturbation de l’approvisionnement : Catastrophe majeure en provenance du Qatar et de l’Oman pendant le conflit au Moyen-Orient
- 🔵 Volatilité des prix : Les prix du GNL à terme explosent pendant les crises, mettant à mal le budget fiscal
- 🔶 Érosion des réserves de change : Les importations de GNL consomment des milliards de takas annuels
- 🔷 Impact industriel : Les pénuries de gaz forcent les usines à fonctionner à 30-50% de leur capacité
En se tournant vers l’exploration domestique et le développement de l’économie bleue, le gouvernement envoie un signal clair visant à réduire cette dépendance aux importations à moyen et long terme — tout en continuant à gérer la crise immédiate par l’achat de cargaisons ponctuelles et les réparations d’infrastructures.
🔸 Se concentrer sur Chattogram
Le ministre, qui est également député pour Cox’s Bazar, a attiré une attention particulière sur Chattogram — la principale ville portuaire du Bangladesh et le principal point d’entrée pour la majorité du commerce d’exportation du pays. Le choix du lieu (la célébration du 25ᵉ anniversaire du CJFD) et l’accent mis par le ministre sur le développement de Chattogram reflètent la reconnaissance du gouvernement selon laquelle l’infrastructure de cette ville portuaire — allant de l’énergie au transport aux logistiques — est cruciale pour la compétitivité des exportations du Bangladesh.
L’annonce du projet de train à grande vitesse Dhaka-Chattogram (discuté séparément par le ministre lors de la même conférence) complète l’agenda de prospection pétrolière et d’économie bleue — ensemble représentant une vision globale pour l’infrastructure économique du Bangladesh, dépassant la gestion des crises pour une positionnement stratégique à long terme.
✅ Ce qui suit viendra ensuite
Les plans du gouvernement pour l’exploration domestique du gaz et le développement de l’économie bleue nécessiteront des réformes majeures, des incitations à l’investissement et des partenariats internationaux. Les prochaines étapes clés incluront probablement : accélérer le processus de mise aux enchères pour les blocs d’exploration offshore, finaliser le cadre de politique de l’économie bleue, établir des institutions de recherche maritime et créer des véhicules d’investissement capables d’attirer à la fois le capital local et international. Pour un pays qui a été contraint d’importer une part croissante de ses ressources énergétiques à des prix premiums, le virage vers les ressources locales — si bien exécuté — pourrait être la décision économique la plus déterminante du gouvernement actuel.
Cette actualité a été publiée à l'origine par The Financial Express. Pour consulter le rapport original complet, veuillez visiter : https://thefinancialexpress.com.bd/national/govt-focuses-on-domestic-gas-exploration-marine-resource-extraction-home-minister
📬 Recevez l'actualité commerciale du Bangladesh dans votre boîte mail
Revue hebdomadaire de l'actualité export, des politiques et des analyses de marché.
📰 Articles liés
✍️ Plus d'articles de System Administrator