Le Bangladesh augmente les prix du carburant de Tk 20 par litre : le diesel passe à Tk 135 et l'octane à Tk 165
Le gouvernement augmente les prix de tous les quatre produits pétroliers de Tk 20/litre à partir du 21 septembre ; BPC a subi Tk 22,876 crore de pertes en 6 mois alors que les prix internationaux ont doublé dans le même laps de temps.
Le gouvernement a augmenté les prix de détail du diesel, de l'essence, de l'octane et du kérosène de Tk 20 par litre, les nouveaux tarifs devant entrer en vigueur à partir du lundi 21 septembre. La Division des ressources énergétiques et minérales a publié un avis au Journal officiel samedi soir (20 septembre), révisant les prix de vente au niveau du consommateur de ces quatre produits pétroliers. Avec cette nouvelle augmentation de prix, c'est la deuxième fois que le gouvernement relève les prix du carburant depuis son arrivée au pouvoir en février de cette année. La dernière hausse de prix remonte à avril.
Selon les nouveaux tarifs, le prix du diesel a été porté à Tk 135 par litre, contre Tk 115, , soit une augmentation de Tk 20, ou 17.4%. Le prix de l'essence a été augmenté à Tk 165 contre Tk 145, , soit une hausse de Tk 20 , équivalent à 13.8%. Le prix de l'essence a été relevé à Tk 160 par litre, contre Tk 140, , soit une augmentation de Tk 20, ou 14.3%. Enfin, le kérosène coûtera Tk 155 par litre, contre Tk 135, , soit une hausse de Tk 20, ou 14.8%.
🔧 Structure de prix révisée
- 🛢️ Gazole : Tk 115 → Tk 135/litre (+Tk 20, +17.4%)
- 🛢️ Essence sans plomb : Tk 145 → Tk 165/litre (+Tk 20, +13.8%)
- 🛢️ Essence : Tk 140 → Tk 160/litre (+Tk 20, +14.3%)
- 🛢️ Kérosène : Tk 135 → Tk 155/litre (+Tk 20, +14.8%)
- ⏳ Entrée en vigueur : Lundi, 21 septembre 2026
- ⏳ Dernière hausse : 18 avril (gazole +Tk 15)
- 📉 Pertes de la BPC (mars-août) : Tk 22,875.66 crore
- 📉 Pertes quotidiennes de la BPC sur le gazole : ~Tk 109 crore
- 📉 Pertes annuelles projetées sur le gazole : ~Tk 40,000 crore
- 📉 Réduction des pertes grâce à la hausse : ~Tk 10,000 crore/an
🔍 Justification : Guerre au Moyen-Orient et Hausse des Prix Internationaux
En expliquant la perspective et la justification de la dernière hausse des prix des carburants, la division de l'énergie a déclaré : « La guerre en cours au Moyen-Orient a provoqué une augmentation significative des prix internationaux de tous les types de produits pétroliers et des frais de fret depuis mars 2026, et cette tendance à la hausse se poursuit. » Bien que les prix internationaux des carburants aient plus que doublé, le gouvernement a évité d'augmenter les prix domestiques des carburants dans l'intérêt public depuis avril. En conséquence, la Bangladesh Petroleum Corporation (BPC) a subi des pertes d'environ Tk 22,875.66 crore entre mars et août cette année.
Les prix des carburants dans les pays voisins et d'autres pays asiatiques sont actuellement bien plus élevés qu'au Bangladesh, a indiqué la division de l'énergie. Le gazole est vendu Tk 134.76 par litre à Kolkata, en Inde ; Tk 164.83 au Myanmar ; Tk 161.24 au Népal ; Tk 179.42 au Sri Lanka ; Tk 185.48 au Pakistan ; et Tk 144.79 aux Émirats arabes unis. « Les prix relativement bas des carburants domestiques ont créé un risque de contrebande vers les pays voisins. La contrebande de produits pétroliers achetés avec des devises étrangères gagnées grâce au travail acharné des travailleurs bangladais à l'étranger n'est pas acceptable », a déclaré la division.
🔥 Économie des pertes de la BPC
Aux prix actuels du marché international, la BPC subit une perte d'environ Tk 89 par litre sur le diesel. Cela se traduit par une perte quotidienne d'environ Tk 109 crore. À ce rythme, la perte annuelle sur le diesel seul atteindrait environ Tk 40,000 crore. Selon le département de l'énergie, une augmentation des prix des carburants locaux de Tk 20 par litre, alignée sur les prix des pays voisins, réduirait les pertes annuelles de la BPC d'environ Tk 10,000 crore.
Le gouvernement accorde également des subventions substantielles pour maintenir l'approvisionnement en électricité et en gaz malgré l'impact de la guerre sur le marché du GNL. Dans ce contexte, le département de l'énergie a indiqué qu'il n'y avait pas d'alternative à une hausse des prix des carburants pour soutenir les programmes de filet social du gouvernement et prévenir le trafic de carburants.
⚠️ Impact économique : craintes d'inflation et de hausse des prix des produits essentiels
En parlant à *The Business Standard*, le Dr Fahmida Khatun, chercheuse distinguée au Centre for Policy Dialogue (CPD), a déclaré que la dernière hausse des prix semble être un nouvel ajustement face à un choc énergétique externe persistant. « Néanmoins, augmenter simultanément tous les principaux prix des produits pétroliers par le même montant absolu constitue une intervention politique substantielle, surtout alors que l'inflation et la pression financière des ménages sont déjà élevées », a-t-elle déclaré dans sa réaction immédiate.
« Cette hausse aura des conséquences à large échelle. Les individus devront faire face à des dépenses de transport plus élevées. Même les ménages qui n'achètent pas directement du carburant seront touchés, car les coûts de transport font monter les prix de la nourriture et d'autres produits essentiels. » Le canal de transmission de l'inflation — hausse des prix du carburant → augmentation des coûts de transport → hausse des prix de la nourriture et des produits essentiels → pic de l'inflation pour les consommateurs — est bien établi dans l'économie du Bangladesh, où le transport routier domine le déplacement des marchandises des régions agricoles vers les marchés urbains.
🔹 Contexte stratégique : Sécurité énergétique et équilibre budgétaire
Pour la gestion économique globale du Bangladesh, l’augmentation des prix du carburant représente un compromis difficile entre la durabilité fiscale (le BPC ne peut absorber indéfiniment les pertes annuelles de Tk 40,000 crore) et la gestion de l’inflation (l’augmentation de Tk 20/litre alimentera les coûts du transport, des prix alimentaires et des coûts de production industrielle alors que l’inflation dépasse déjà 8%). La décision du gouvernement d’augmenter simultanément les quatre types de carburants d’un montant Tk 20 — plutôt que des hausses différenciées reflétant les mouvements de prix internationaux distincts — simplifie la communication, mais peut ne pas refléter la structure réelle des coûts de chaque produit.
L’argument anti-contrefaçon — selon lequel les prix domestiques bas créent des opportunités d’arbitrage pour le trafic transfrontalier de carburant — est particulièrement pertinent pour les districts frontaliers où les écarts de prix du diesel entre le Bangladesh et l’Inde peuvent stimuler le commerce informel. En alignant les prix domestiques plus près des niveaux indiens (diesel à Tk 135 au Bangladesh contre Tk 134.76 à Kolkata), le gouvernement réduit l’écart d’arbitrage qui a historiquement encouragé la contrefaçon.
Les prochaines semaines révéleront l’impact inflationniste de l’augmentation de Tk 20/litre — et si l’expansion simultanée du filet social (Carte Familiale, Carte Agricole) peut atténuer l’impact au niveau des ménages pour les populations les plus vulnérables. Pour l’économie d’exportation du Bangladesh, cette hausse des prix du carburant augmente les coûts de production industrielle alors que la compétitivité des exportations est déjà sous pression par les tarifs douaniers américains et la faiblesse de la demande mondiale — rendant la compression des marges particulièrement difficile pour les exportateurs de prêt-à-porter et du textile.
Cette actualité a été publiée à l'origine par The Business Standard. Pour consulter le rapport original complet, veuillez visiter : https://www.tbsnews.net/economy/energy/fuel-prices-hiked-tk20-litre-1548591
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